Chanel News

  • Par Michel Gaubert
    dans AUDIO, SHOW INSIDER. (Dernière mise à jour : Mardi 15 mai 2012)

    PLAYLIST DU DÉFILÉ PAR MICHEL GAUBERT

    Croisière 2012/13

    1. Schlachtofbronx « That G-String Track »

    2. M.I.A « Bad Girls »

    3. Crookers feat. Style of Eye & Carli « That Laughing Track »

    4. Michael Jackson « Thriller – Sabo Moombahton Remix »

    5. Les Musiciens du Louvre « Air pour les Esprits du Feu »

     
  • Par Michel Gaubert
    dans AUDIO, SHOW INSIDER. (Dernière mise à jour : Mercredi 7 décembre 2011)

    PLAYLIST DU DÉFILÉ PAR MICHEL GAUBERT

    Défilé Métiers d’Art Paris-Bombay

    1. Bombay Talkie « Opening Title »

    2. George Harrison « My Sweet Lord »

    3. David Lynch « Good Day Today »

    4. Moon Duo « Seer » (Psychic Ills Remix)

    5. John Lennon « Instant Karma! »

     
  • Par Michel Gaubert
    dans SHOW INSIDER. (Dernière mise à jour : Jeudi 27 octobre 2011)

    LA BANDE SON PAR MICHEL GAUBERT
    “UNE ENVIE MYTHOLOGIQUE”

    Entre deux chansons du concert privé de la soirée post show, Florence Welch disait au micro de sa voix douce “C’est incroyable, nous nous sommes rencontrés avec Karl cet été pour une séance photo, il me parle du défilé d’octobre, de ses inspirations, du décor de fonds marin tout blanc et me dit « je vous verrais bien faire une apparition et chanter au défilé », j’étais loin de penser que ça arriverait et surtout que je chanterais dans un coquillage blanc devant 2500 personnes”.

    Drôle de coïncidence, le nouvel album de Florence and the Machine sort fin octobre et un des titres phare s’appelle “What The Water Gave Me”, ce qui suffisait à Karl Lagerfeld pour se l’imaginer en Lohengrin d’aujourd’hui et de donner le ton pour la bande son du défilé.

    La performance de Florence ayant lieu pendant les derniers looks du défilé et il n’était pas question d’entendre une autre voix avant la sienne qui est sans pareil. C’était plus l’idée de traîter la musique comme partie prenante de la collection, soulignant l’idée des fonds marins imaginaires, des silhouettes graphiques et des couleurs aquatiques, des perles qui décoraient les corps et les visages adoucis par les coiffures “wet” des mannequins qui défilaient dans ce décor subaquatique proche d’une planète encore inexplorée.

    On ne connaît pas vraiment le chant des sirènes et on n’a pas cherché à le connaître mais tout au long de la préparation du défilé il y avait une envie mythologique que l’on a exprimée en mélangeant plusieurs compositions du répertoire de Wagner, aussi bien en version électronique que symphonique, dont cette Chevauchée des Valkyries (sous titrée “nervous”) interprétée par le musicien expérimental Curd Duca, et par Herbert Von Karajan et le Philarmonique de Berlin. Le Grand Palais n’étant pas une salle de concert et un défilé nécessitant une bonne dose d’ énergie, l’album de Gui Borratto ( musicien électronique originaire de Sao Paulo ) servit de base rythmique à ce mariage à priori contre nature mais qui filait le parfait amour. Après un grand coup de harpe déniché sur un vieux maxi cd des B52’s (!) Florence est apparue dans une coquille nacrée de taille humaine, et telle Lorelei, sa voix et sa chevelure charmèrent le public et les mannequins qui étaient dynamisées par sa présence.

    A noter que la bande son n’a été réalisée que pour la présentation au Grand Palais, pour encore préserver la magie de l’instant.

    Photo © Olivier Saillant

     
  • Par Michel Gaubert
    dans AUDIO, SHOW INSIDER. (Dernière mise à jour : Mardi 18 octobre 2011)

    PLAYLIST DU DÉFILÉ PAR MICHEL GAUBERT

    Prêt-à-Porter Printemps-Été 2012

    1. Curd Duca « Nervous Ride Of The Valkyrie »

    2. Plastikman « Snares »

    3. Gui Boratto « Strike »

    4. Gui Boratto « The Drill »

    5. Richard Wagner « Tristan Und Isolde Opera, Wwv 90 Prelude »

    6. Richard Wagner « Tristan Und Isolde Opera Wwv 90 Liebestod »

    7. Curd Duca « Whistle Tannhauser »

    8. Plastikman « Rides And Snares »

    9. Florence and the Machine « What The Water Gave Me »

     
  • Par Michel Gaubert
    dans ARCHIVES. (Dernière mise à jour : Mardi 3 janvier 2012)

    ‘DARK SIDE OF THE MOON’
    LA FACE CACHÉE DE BYZANCE
    DE MICHEL GAUBERT

    Artiste : Pink Floyd
    Titre : The Great Gig In The Sky (Ecrit par Rick Wright)
    Album : The Dark Side Of The Moon
    Label : Capitol

    Le 7 décembre Karl Lagerfeld laisse le soin à Théodora l’impératrice de Byzance de nous recevoir dans les salons de la rue Cambon qu’elle aura customisés à sa façon, le temps d’un défilé.

    Murs d’or mat, mosaïques peintes, poufs et rideaux de perles, parfum de fleur d’oranger et de menthe fraiche, autant d’éléments qu’elle a soigneusement choisis pour servir d’écrin à la collection Paris-Byzance.

    Les hauts-parleurs cachés derrière les tentures distillent le son précieux du ‘Dark Side of The Moon’ de Pink Floyd, un de ses groupes préférés.

    Au 17e, elle adorait Lully, au 18e Mozart l’amusait, au 19e elle succombait aux charmes de Saint-Saëns et Debussy mais de toutes les excursions musicales à tendance orientaliste, c’est la virée psychédélique de Pink Floyd qui eut raison d’elle, séduite par l’idée de voyage intérieur sans limites ni frontières quand la haute fidélité n’est qu’une question d’acoustique et rien d’autre.

    Une mosaïque sonore qui s’associe aux broderies byzantines pour relier Constantinople à Paris par les voies célestes qui donnent l’impression aux mannequins de marcher sur des coussins d’air avec leurs talons en arabesque.

    Théodora approuve quand Freja clôt le défilé au son de ‘The Great Gig In The Sky’, laissant place à la parade finale de cette collection qui rend hommage au savoir-faire des Métiers d’Art.

     
  • Par Michel Gaubert
    dans ARCHIVES. (Dernière mise à jour : Mardi 3 janvier 2012)

    ALLEGRETTO A MILANO
    DE MICHEL GAUBERT

    Artiste : Maxence Cyrin
    Titre : Behind The Wheel (Depeche Mode) (Ecrit par Martin Gore)
    Album : Modern Rhapsodies
    Label : Japan

    A l’issue de la Passeggieta, une promenade ludique dans l’univers de Chanel ; maison de poupées, robes de Haute Couture compressées sous plexiglas, plongeon dans la poche d’un sac 2.55, les invités du Palazzo Morando ont pu assister à une performance de Maxence Cyrin.

    Fasciné depuis toujours par la musique électronique et la musique pop en général, Maxence Cyrin transcrit ces mélodies au piano d’une main très personnelle. Il sort deux albums ‘Modern Rhapsodies’ et ‘Novo Piano’, sur lesquels on découvre son interprétation des morceaux fétiches qui l’accompagnent dans ses balades nocturnes.

    Pour Chanel, il troque son piano pour un clavecin peint façon 17e et joue des titres de Depeche Mode, Aphex Twin, Blur, Daft Punk, Pixies et Britney Spears, un mélange de siècles à propos pour cette fin de décennie.

     
  • Par Michel Gaubert
    dans ARCHIVES. (Dernière mise à jour : Mardi 11 octobre 2011)

    ORCHESTRE
    PAR MICHEL GAUBERT

    JARDIN D’EDEN – THOMAS ROUSSEL

    Tout est parti d’une boutade lancée par Karl Lagerfeld dans le studio Chanel en juillet dernier.

    Alors que l’on parlait du défilé du mois d’octobre, du décor de jardin à la française dans le Grand Palais et de « L’année dernière à Marienbad » comme inspiration de la collection, Karl se pose la question musique à laquelle il répondra par grand orchestre.

    Une idée de taille puisqu’il s’agit de faire jouer un orchestre de 80 musiciens en plein milieu du Grand Palais, un lieu magique dont l’acoustique n’est pas le point d’orgue.

    Thomas Roussel, jeune chef d’orchestre plein d’idées, sera l’homme de la situation avec qui les collaborations sont toujours agréables et abouties. Au fil de nos discussions, nous élaborerons une bande son cinématique qui sera notre idée de « L’année dernière à Marienbad », dont la musique originale composée par Francis Seyrig aurait été trop schizophrène pour la présentation de la collection.

    Nous décidons alors de faire une interprétation de musiques issues de la pop culture, assez connues pour interpeller le spectateur sans non plus donner la clé dès les premières notes. Le choix se porte sur deux compositions de Bjork, ‘Isobel’ et ‘Bachelorette’, sortes de mini symphonies en elles même auxquelles on mélange un thème culte de John Barry, une composition exclusive de Thomas ‘Jardin d’Eden’ avant de conclure sur la version instrumentale de ‘Last Time’ des Rolling Stones que The Verve avait empruntée et rebaptisée ‘Bittersweet Symphony’.

    Pendant deux mois, nous nous échangeons des sons, Thomas écrit sa partition sur ordinateur, un peu comme une modéliste bâtit sa toile et attendra l’approbation finale avant de la retranscrire pour chaque groupe d’instruments.

    Il y aura en tout huit répétitions pour mettre au point la partition et l’adapter au défilé, la première est la plus délicate car elle se passe dans une salle en extérieur et les musiciens de l’orchestre Lamoureux découvrent les mélodies et les arpèges qu’ils devront perfectionner en 48 heures. Les violons grincent un peu, les rythmes s’entrechoquent c’est normal, c’est le début, Thomas domine la situation et je suis le seul à m’inquiéter des fausses notes et des sonorités atonales.

    La veille au soir, ultime répétition dans un Grand Palais sublimé par les jardins qui semblent lui appartenir depuis toujours, Karl Lagerfeld et son studio regardent les mannequins qui défilent en civil portées par la musique parfaitement au point. C’est le moment le plus privilégié dans l’élaboration d’un défilé car tout est encore fragile, chaque intervention devient complément de l’autre, toutes les équipes sont là et deviennent complices de cette mise en scène imaginée par Karl Lagerfeld.

    Le jour J, l’orchestre monte sur scène devant plus de 2000 personnes, impeccable dans les cardigans que Karl leur a dessiné, à la fois timide et emballé à l’idée de tenir ce rôle, 5-4-3-2-1 Go, on retient son souffle, le temps s’arrête, pas le droit à l’erreur on est en direct, les mannequins parées de tweeds d’argent et de plumes chers à Mademoiselle Chanel, apparaissent de chaque côté du grand escalier incarnant les héroïnes d’un film que l’on appellera ‘L’année prochaine à Marienbad’.

    Deux mois de travail, dix neuf minutes de défilé, une émotion qui restera gravée dans nos mémoires.

    Thomas Roussel composera ‘Jardin d’Eden’, suite symphonique pour le film diffusé sur le web.

     
  • Par Michel Gaubert
    dans ARCHIVES. (Dernière mise à jour : Mardi 2 août 2011)

    SUMMER ALBUM PLAYLIST
    PAR MICHEL GAUBERT

    KELE : THE BOXER
    Après avoir été pendant huit ans à la tête de Bloc Party, Kele montre aujourd’hui ses poings pour mettre KO les dance floors qui interdisent les blondes US à tendance euro-dance… Une production impeccable en collaboration avec XXXChange qui séduira les plus réticents aux sports de combat.

    WALLS : WALLS
    (KOMPAKT)

    Solaire et psychédélique, sans tubes et sans reproches, idéal sous la coupole du grand palais ou sous une voie lactée estivale, la rave d’une nuit d’été.

    SLEIGH BELLS : TREATS
    (MOM + POPS RECORDS)

    Le duo de Brooklyn, dont l’album est une pièce montée à l’adrénaline sans faux sucre, un « wall of sound » qui est deux fois mieux en live et qui saura décoiffer les premiers rangs des concerts ou encore mieux, des défilés.

    THE ROLLING STONES : EXILE ON MAINSTREET REISSUE (BOX SET)
    (ROLLING STONES RECORDS)

    Rien que pour le morceau So Divine (Aladdin Story) et le dvd du film retraçant l’enregistrement de l’album dans la villa Nellcôte. Des looks et du son, une certaine décadence qui donne l’envie d’avoir pu y participer avec Mick, Keith, Anita et les autres.

    LCD SOUNDSYSTEM : THIS IS HAPPENING
    (DFA RECORDS)

    James Murphy confirme son talent de compositeur et producteur hors pair, des paroles « pince-sans-rire », Dance Yourself Clean, à recevoir comme message et mettre en repeat sur son iPod.

    THE BLACK KEYS : BROTHERS
    (NONESUCH)

    Une mise à jour du rock des années 70, une pochette au graphisme inspiré du label Stax, le nouvel album des Black Keys nous met dans un état proche de l’Ohio dont ils sont originaires.

    THE CHEMICAL BROTHERS : FURTHER
    (ASTRALWERKS)

    Leur formule chimique est unique, elle fait du bruit et de l’effet comme sur le morceau Horsepower, une chevauchée épique vrombissante ou Escape to Velocity, l’autoroute sidérale à 15 pistes. Pour ceux qui ont assez de mémoire vive, chaque titre est accompagné de son clip.

    VARIOUS : DISCO DEVIANCE
    (WHITE LABEL)

    On ne se prend pas la tête avec la vague des édits disco, on danse tout simplement comme sur cette version électro live de Psycho Killer, pour ceux qui aiment s’adonner aux beats en boucle en talons de douze ou de cinq, dans les deux cas ça marche.

    BEST OF BANGERS R MASHED VOL 2
    (BROWN LABEL)

    Le soundsytem de Londres qui met Janis Joplin, Janet et Michael Jackson et les Beatles dans un shaker avec une bonne dose de dub et qui secoue bien, sans prétention mais à fond les pistons.

    JANELLE MONAE : THE ARCHANDROID
    (THE WONDALAND ARTS SOCIETY)

    La nouvelle venue de la soul, Minnie petite souris, beaucoup d’esprit et d’ambition comme sur le morceau Tightrope avec Big Boi d’Outkast.
    Des looks à la Earth Wind and Fire qui sortent des sentiers trop battus par ses consœurs de la soul US qui n’ont plus que des stylistes pour les sortir de là.

    BECK RECORD CLUB
    A écouter et regarder chaque semaine sur son iPad, les séances de Beck qui invitent ses amis faire des covers dans son studio. En ce moment Inxs et Velvet Underground, avec St. Vincent, Feist et Devendra.

    MOUNT KIMBIE : CROOKS AND LOVERS
    Les années 90 repointent leur nez, les oreilles suivent avec le mouvement dubstep dont le premier album de Mount Kimbie est le plus bel ambassadeur. Les XX sont fans, on pense au Bristol de Tricky et Massive Attack, au dub de Brixton. Une bande-son abstraite pour l’été 2010.

    DIRTY PROJECTORS AND BJÖRK : MOUNT WITTENBERG ORCA
    Une rencontre de cordes vocales au sommet du Mount Wittenberg. Björk séduite pas les Dirty Projectors de Brooklyn leur propose une collaboration en multi-harmonies toute en douceur sur ces compositions qui parlent de baleines dont elle interprète la maman. Surprenant et intéressant.

     
  • Par Michel Gaubert
    dans ARCHIVES. (Dernière mise à jour : Mercredi 6 juillet 2011)

    HAUTE COUTURE AUTOMNE-HIVER 2010/11
    TRACKLIST DU DÉFILÉ
    PAR MICHEL GAUBERT

    1. Timothy Andres « Antennae »
    Shy and Mighty, Nonesuch Records, 2010

    2. Lou Reed and John Cale « Small Town »
    Songs For Drella, Sire/Warner Records, 1990

    3. Chilly Gonzales « Never Stop (Piano-Pella) »
    Phantasy Sound Limited, 2010

    4. Gonzales « Knight Moves »
    Ivory Tower, Arts & Crafts, 2010

     
  • Par Michel Gaubert
    dans ARCHIVES. (Dernière mise à jour : Mercredi 6 juillet 2011)

    TIMOTHY ANDRES / SHY AND MIGHTY
    PAR MICHEL GAUBERT

    À 24 ans, Timothy Andres propose dix mouvements pour deux pianos dont les influences regroupent John Adams, Philip Glass, Brahms. Partitions indispensables d’un compositeur qui utilise les touches du piano comme celles d’un clavier électronique.

    Des compositions étonnantes comme « Antennae » et « How Can You Live in Your World of Ideas » font dire aux critiques américains que la nouvelle musique ne peut être intimidante quand elle est jouée de manière si délicate et piquante, ou encore que ses compositions font preuve d’une éducation musicale liée à son environnement, comme les arts graphiques, la technologie, la photographie ou la cuisine.

    Timothy Andres vient de sortir un premier album, « Shy and Mighty », sur le prestigieux label Nonesuch et il a été chargé par le Los Angeles Philarmonic de créer une œuvre de musique de chambre qui sera dirigée par John Adams.

    1 – Antennae (Album Version)
    2 – How Can I Live In Your World Of Ideas (Album Version)

    Nonesuch Records 2010

     
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